Chapitre 1

2018-2023 : Des années d’action au service de la transformation du pays

Introduction

À l’issue de l’élection présidentielle de 2017, confrontés à des enjeux importants dans le pays comme pour l’avenir de leur parti, les communistes décidaient de la convocation d’un congrès extraordinaire. Cette présidentielle avait témoigné d’une nouvelle aggravation de la crise politique, sociale et économique, avec une abstention record et la présence de la candidate du Rassemblement national au second tour. La victoire d’Emmanuel Macron et le résultat des législatives confirmaient l’affaiblissement durable d’une gauche représentée à un niveau historiquement faible à l’Assemblée nationale. Le président élu mettait en œuvre un programme réactionnaire, ultralibéral, jusqu’à devenir pour l’opinion le « président des riches ». Quelques mois plus tard, la révolte des « Gilets jaunes », puis le mouvement sur les retraites, illustraient à la fois la colère populaire et l’absence de perspective de changement progressiste.

Dans ce contexte, le 38e Congrès du PCF, jugeant nécessaire un nouvel élan de notre parti, se prononce pour une réorientation, tant du point de vue stratégique que de son activité et son organisation. Cette décision traduit la volonté des communistes de conjurer le risque d’effacement du PCF et de délitement de la gauche, de redonner à leur parti une place nationale dans le débat d’idées, de reconquérir son influence, de reconstruire son organisation affaiblie.

Il s’agit d’être utile à notre peuple et à la hauteur des enjeux du 21e siècle. Cet engagement se décline en 5 axes : relever les défis de la crise ; caractériser le communisme de notre temps, à la fois visée historique et chemin de lutte ; construire un nouvel internationalisme pour relever le défi de la mondialisation capitaliste ; porter une nouvelle stratégie de rassemblement et d’unité populaire ; développer une organisation utile et agissante, audacieuse et novatrice, capable de porter dans les entreprises et les quartiers le travail d’analyse et d’élaboration politiques permettant au plus grand nombre d’intervenir dans le processus de transformation de la société.

Engagement est pris d’être présent·es avec nos candidat·es lors des scrutins à venir, à partir des spécificités de chacun. Le congrès décide d’engager un candidat du PCF comme tête de liste aux élections européennes, Ian Brossat, et de créer les conditions d’une candidature communiste à l’élection présidentielle de 2022.

À l’issue des quatre années écoulées, il nous appartient de faire le bilan des décisions prises et de nos points d’appui pour agir dans la situation. La crise s’est approfondie, globalisée, touchant tous les aspects de la vie. L’épidémie de Covid-19 a révélé une crise sanitaire inédite, des événements climatiques extrêmes ont confirmé la gravité du changement climatique, les inégalités sociales se sont aggravées sous l’effet de la crise économique, et une guerre a été déclenchée en Europe, avec la menace d’utilisation des armes atomiques.

1. Une activité marquée par la pandémie de Covid-19

Pendant ces quatre années, les communistes travaillent ensemble à mettre en œuvre les décisions du 38e Congrès.

Dès le début 2019, nous portons nos propositions auprès des « Gilets jaunes ». Cette même année, nous apportons une contribution de première importance au grand mouvement contre la réforme des retraites. Nous présentons un projet alternatif « pour une réforme des retraites digne du 21e siècle », et lançons la bataille pour un référendum. Tout en menant le débat sur les contenus, nous parvenons à réunir toutes les forces de gauche et les forces syndicales dans un meeting commun, premier acte d’une campagne unitaire qui débouchera sur l’élaboration d’un contre-projet des forces de gauche et écologistes. Notre action lors de ce mouvement social nous place comme une force utile à la mobilisation et centrale à gauche.

Au moment de la crise épidémique, révélatrice de la situation de la santé publique et de l’hôpital en France, nous publions nos propositions sous le titre « Protéger la population, relever les défis de la crise », ainsi qu’une lettre aux Français·es du secrétaire national du PCF et une adresse aux salarié·es. Prenant en compte l’inquiétude des parents et des enseignant·es devant la fermeture des établissements scolaires pour cause de Covid, nous publions également un « Plan d’urgence pour l’éducation ». Alors que le scepticisme et la méfiance grandissent à l’égard de la science, ouvrant la porte au complotisme, nous appelons au respect de la recherche scientifique et des vaccins qui ont libéré l’humanité d’épidémies meurtrières. Nous faisons nôtre la campagne « Pas de profit sur la pandémie » pour faire des vaccins et des traitements anti-Covid des biens publics mondiaux, accessibles à tou·tes, et nous portons la pétition « Des milliards pour l’hôpital, pas pour le capital ». Nous exigeons la levée des brevets pour l’accès égal de tous les peuples. Nous faisons également grandir l’exigence d’un pôle public du médicament et la défense de l’hôpital public. Dès juin 2020, nous adoptons le projet « Construisons la France en commun » et appelons à l’enrichir à travers une plateforme dédiée.

L’activité du parti est fortement impactée par la pandémie. La direction nationale s’organise et met à disposition des outils pour les militant·es. Les organisations du parti, à tous les niveaux, peuvent partager lanalyse de la situation, formuler des propositions, travailler à maintenir un lien avec les adhérent·es, organiser la solidarité entre camarades et avec la population, notamment les personnels de santé et les travailleurs·euses de première ligne. Nous faisons vivre avec nos élu·es cette solidarité par de nombreuses initiatives locales sur les enjeux de santé, d’éducation, d’alimentation, de droit au logement et à l’énergie. Cette période marque profondément notre parti, nous perdons alors brutalement de nombreuses et nombreux camarades. Nous devons déployer d’importants efforts pour reconstruire dans la foulée une vie militante à la hauteur des défis de la période.

C’est dans cet engagement que s’affirme la nouvelle actualité du thème des « Jours heureux », qui deviendra la référence de notre programme à la présidentielle et qui est maintenant identifié dans le pays et attaché au PCF.

Nous soutenons également le mouvement #MeToo qui fait entrer notre société dans une phase de remise en cause globale du modèle patriarcal, archaïque, profondément inégalitaire et vecteur de violences sexistes et sexuelles. Dans le prolongement de la création du dispositif « Stop violences », nous établissons une convention avec le Collectif féministe contre le viol.

Avec la commission « entreprises », nous commençons à relever le défi de l’activité politique à l’entreprise et sur les lieux de travail. Depuis quatre ans, l’activité des communistes s’y reconstruit. Des réseaux locaux et nationaux se structurent, des sections, cellules se créent. Des temps forts thématiques sont organisés (énergie, aéronautique), des documents ainsi que le journal « Agir » sont mis à la disposition des communistes. Des liens forts sont renoués avec des organisations syndicales. Le « Tour de France » des entreprises effectué par Fabien Roussel contribue à ces résultats.

Dans nombre de domaines, le travail de nos commissions nationales permet un développement important des propositions et initiatives du PCF.

En 2022, après des éditions perturbées par la crise sanitaire, les communistes contribuent activement à l’installation de la Fête de « l’Humanité » en Essonne, et à son succès sur ce nouveau site.

2. Retour sur les élections locales et notre campagne des européennes

Aux élections municipales de 2020, concernant les villes de 3 500 à 20 000 habitant·es, nous gagnons 25 communes, confirmant la possibilité de dynamiques de reconquête. Ces victoires nous ré-implantent dans une dizaine de départements où nous n’avions plus de maires communistes. En plus de ces conquêtes, nous conservons 118 villes, mais en perdons 28 (47 en 2014).

Dans les villes de plus de 20 000 habitant·es où nous dirigions des listes d’union, nous remportons des victoires importantes ; 3 villes sont reconquises. Au total, nous remportons 27 villes et en perdons 6 par rapport à 2014. Notre présence se renforce dans les majorités des métropoles, avec des élu·es communistes dans 14 des 21 métropoles du pays.

À partir de ces résultats, aux sénatoriales, nous gagnons 2 élu·es à parité, confirmant notre progression et nous permettant d’avoir un vice-président de la Haute-Assemblée.

Aux régionales et départementales de 2021, nous doublons le nombre de nos élu·es dans les conseils régionaux et en gagnons une dizaine dans les conseils départementaux. Une trentaine de fédérations obtiennent au moins un·e élu·e régional·e ou départemental·e : c’est un élargissement important de notre implantation territoriale. En revanche, dans le Val-de-Marne, dans le contexte marqué par la perte de quatre villes en 2020, la simultanéité des deux élections et des manœuvres de division à gauche, nous perdons la présidence du Conseil départemental face à la droite, malgré une belle campagne des communistes.

Aux élections européennes, pour la première fois depuis 2007, nous nous présentons à une élection dont la circonscription est l’ensemble du territoire national. Ayant perdu l’expérience des campagnes nationales, il faut tout réinventer avec des équipes nouvelles, tant sur le plan national que local.

Notre campagne « Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent » constitue une étape importante pour la visibilité des idées communistes, renforçant celle que nous avions maintenue au niveau local. Notre parti apparaît comme une force combattant pour une autre Europe et refusant les traités européens ultralibéraux qui ont dépecé notre industrie comme nos services publics. Nous ne cédons pas sur des valeurs essentielles : contre le pouvoir de l’argent, pour les services publics, contre les idées xénophobes, pour l’accueil des réfugié·es...

Notre liste, conduite par Ian Brossat, suscite de l’intérêt en incarnant un renouvellement de la vie politique. Sa composition fait une large place au monde du travail. Elle contribue à renforcer des liens avec des actrices et acteurs du mouvement social, de la culture et de la création, des intellectuel·les et des personnalités de gauche, nationalement et localement, comme l’ont traduit le comité de soutien ou les nombreux appels sectoriels au vote. Nos candidat·es mènent une belle campagne, avec une mobilisation militante inédite depuis de nombreuses années. De fait, cette campagne aide à créer les conditions d’une candidature à la présidentielle.

Cependant, nous ne parvenons pas à réaliser la percée électorale voulue ; nous réalisons 2,49 % (564 949 voix), ce qui ne nous permet pas d’obtenir des élu·es. Notre absence du Parlement européen est un handicap. Malgré une liste cherchant à représenter le monde du travail par sa composition, celui-ci n’aura pas identifié le vote communiste comme un levier répondant à ses attentes. Nous serons apparu·es comme un repère à gauche, sans parvenir à faire émerger l’originalité de nos propositions avec suffisamment de force pour mobiliser.

3. Nos campagnes présidentielle et législatives : les communistes engagé·es pour de nouveaux « Jours heureux » !

La campagne présidentielle constituait un défi puisque, depuis 2007, avec la candidature de Marie-George Buffet, nous n’avions pas présenté de candidat·e communiste à cette élection qui structure la vie politique française.

Nous faisons alors le pari d’un exercice démocratique inédit pour prendre notre décision à travers trois étapes nationales, du conseil national au vote des adhérent·es, en passant par une conférence nationale exceptionnelle. Cette conférence nationale, tenue en pleine pandémie, réunit un millier de délégué·es en visioconférence ; elle est sans précédent dans la vie politique du pays et montre notre capacité collective à faire vivre la démocratie militante. À chaque étape de ce processus, la conviction des communistes de la nécessité d’une candidature issue de leur parti grandit, jusqu’à réunir 82 % des adhérent·es.

Notre campagne amène à une activité politique intense dès l’été 2021 avec la caravane des « Jours heureux », suivie de six rencontres nationales thématiques au dernier trimestre 2021, dont le meeting national à Paris sur les enjeux du travail et de l’emploi, précédé d’une semaine nationale d’action, visant à placer ces enjeux au cœur du débat présidentiel. Nous faisons connaître largement un axe majeur de notre projet visant à révolutionner le travail, la production et à sécuriser l’emploi et la formation pour éradiquer le chômage et augmenter les salaires, question brûlante : une conception communiste s’affrontant à la domination du capital, et très différente des propositions existant à gauche, visant par exemple à créer un revenu universel.

Tout au long des mois allant jusqu’au premier tour, par les meetings et les rencontres tenues, notre campagne et notre candidat apportent un souffle nouveau dans la vie politique. Fabien Roussel fait valoir avec talent l’originalité de nos propositions. Au-delà des enjeux du travail et de l’emploi, nous réalisons des percées sur des sujets importants et populaires. Alors que la crise énergétique pose d’immenses défis à la France, nous parvenons à faire de la souveraineté énergétique et de la maîtrise publique de ce secteur un enjeu majeur, nous contribuons à faire grandir une majorité populaire pour un mix nucléaire-renouvelable à la hauteur des besoins et du défi climatique. Alors que 5 millions de Français·es ont recours à l’aide alimentaire, nous portons la nécessité d’une alimentation diversifiée et équilibrée, défendant la souveraineté alimentaire avec le mot d’ordre « manger sain et à sa faim ».

Sur d’autre enjeux, la campagne est l’occasion de faire progresser notre connaissance des réalités du pays et d’améliorer notre projet. C’est le cas des enjeux industriels et de notre volonté dune nouvelle industrialisation du pays. C’est le cas aussi de la jeunesse, dont notre candidat fait une priorité, en avançant l’objectif d’un pacte pour la jeunesse, idée qui a mobilisé et renforcé le MJCF. C’est encore le cas de la lutte contre les violences faites aux femmes et de l’égalité femmes-hommes dans tous les domaines.

Surtout, notre démarche communiste nous conduit à porter la cohérence d’un projet de société nouveau à gauche, celui d’une « France des Jours heureux », qui s’articule autour de grands axes identifiants : la révolution du travail et de la production ; la promotion de biens communs par le service public ; une République sociale et démocratique, laïque et universaliste pour rendre au peuple sa souveraineté ; l’égalité réelle ; une voix souveraine de la France en Europe et dans le monde au service de la paix et des coopérations. La force de ce projet est de lier les objectifs avancés et les moyens de les mettre en œuvre. Il suscite l’intérêt de nombreuses personnalités et amène les forces qui deviendront la Fédération de la gauche républicaine à soutenir notre candidat, en contribuant à enrichir elles-mêmes notre campagne commune.

Notre campagne rencontre un écho populaire et construit une popularité nouvelle de notre secrétaire national dans le pays, des sondages encourageants en témoignent. Cependant, nous ne réussissons pas à conforter jusqu’au bout cette dynamique.

En fin de campagne, nous ne parvenons pas à déjouer un système électoral qui favorise les candidat·es présenté·es comme pouvant accéder au second tour. L’hyper-présidentialisation est un dangereux obstacle à la démocratie et à l’expression véritable de la souveraineté populaire. L’avoir affronté avec notre candidat renforce notre engagement pour le combattre. La guerre en Ukraine impacte aussi fortement les dernières semaines de campagne. En suscitant la crainte d’une escalade et en éclipsant nombre de sujets que nous avions fait émerger, la guerre favorise les candidat·es les plus installé·es. Au final, nous obtenons 2,28 % des suffrages exprimés (802 422 voix), un score décevant, inférieur au potentiel construit dans la bataille.

Cette campagne, marquée par un effort militant important, aura dessiné les axes de la reconquête de l’électorat populaire, permis de faire fortement progresser l’identification de l’originalité et de l’utilité des communistes dans la reconstruction de la gauche. Elle aura grandement contribué à ce que le PCF prenne une place visible et originale dans le paysage politique. Loin d’un simple moment électoral, elle aura continué de nourrir notre activité et notre réflexion stratégique. Elle constitue donc un bien commun précieux.

Aux élections législatives, l’alliance électorale constituée avec la Nouvelle Union populaire, écologique et sociale répond au désir d’union du peuple de gauche, sans pour autant être à la hauteur des défis posés à la France et à la gauche, et sans parvenir à remobiliser une partie des catégories populaires ayant intérêt au changement. Elle favorise le retour du clivage droite-gauche dans les confrontations politiques. Elle acte une convergence sur une série d’objectifs communs, sans toutefois dissimuler les différences et désaccords. Elle permet de qualifier de nombreux candidat·es de gauche au second tour et de faire élire deux fois plus de député·es de gauche que sous la précédente législature, contribuant à nous permettre de maintenir un groupe renforcé à l’Assemblée.

Notre coalition électorale ne retrouve cependant pas les scores cumulés des quatre candidatures de gauche à la présidentielle ; elle ne suscite pas l’élan de nature à faire refluer l’abstention. Le total des voix recueillies ne progresse pas sur le total des suffrages de gauche de 2017, à la différence de l’extrême droite. Confrontés à la volonté hégémonique de La France insoumise, nous ne pouvons présenter de candidatures communistes dans 500 circonscriptions ; ce qui aura constitué un problème important pour l’expression de nos idées et notre influence dans ces territoires, empêchant de conquérir d’autres circonscriptions. L’accord conclu alors ne doit pas devenir un carcan, ni servir de prétexte à figer le rapport de force à gauche, d’autant que d’importants débats demeurent entre nos forces, tant sur les orientations que sur la stratégie.

Nous aurons contribué à redonner de l’espoir à des millions de personnes, mais d’importants défis demeurent. Faire progresser nos idées et reconstruire la gauche est un travail de longue haleine. Ce que démontre la victoire contre l’extrême droite de Jean-Marc Tellier et des camarades du Pas-de-Calais, fruit de plusieurs années de combats menés avec la population.

Dans toutes ces séquences électorales, le bilan de nos élu·es est un réel appui. L’action par exemple de nos député·es et de notre camarade André Chassaigne pour la revalorisation des retraites agricoles, ou encore les initiatives de nos sénatrices et sénateurs, avec notre camarade Eliane Assassi pour faire éclater le scandale du cabinet McKinsey, en portent témoignage.

Ces quatre années d’activité intense auront rendu plus pressante la nécessité d’une organisation se déployant au plus près de la population. S’il nous reste beaucoup de chemin à parcourir, cette exigence est largement partagée dans le PCF. C’est la gravité de la crise systémique et la nécessité d’une réponse à la hauteur qui nous avait conduit·es à décider d’un nouvel élan pour le parti. Ouvrir une alternative au capitalisme est plus que jamais une urgence : c’est l’objet de ce 39e Congrès. Le chemin parcouru depuis le 38e nous permet de l’aborder avec lucidité, courage et confiance.

 

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Les propositions

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Suggestion P 9 ligne 38 Congrès section Roumois favorable Congrès fédé Eure défavorable

Proposition d’Amendement : APRÈS la phrase ≪Elle constitue donc un bien commun précieux » ... (à propos de notre campagne présidentielle), AJOUTER : avant la ligne 38 : « Mais contradictoirement, certains pourront continuer de reprocher au PCF d'avoir, en maintenant sa candidature jusqu'au bout, largement handicapé le candidat le mieux placé à gauche – Jean-Luc Mélenchon – pour espérer être présent au second tour, sachant que cette configuration d'un deuxième tour Macron-Mélenchon, plutôt que Macron-Le Pen, aurait fondamentalement changé la donne pour les Législatives qui suivent » Exposé des motifs On ne peut minimiser dans notre analyse l'impact déceptif qu'aura eu a posteriori dans l'opinion et le vécu de nombreux électeurs de gauche le fait que le maintien de la candidature de Fabien Roussel a fait manquer de peu la marche du second tour (...a 400.000 voix près, alors que la candidature du PCF en capitalisait 800 000).

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Suggestion P 6 ligne 10 Congrès section Roumois favorable Congrès fédé Eure favorable

Proposition d’Amendement : Lignes 10-11-12, APRÈS : “La victoire d’Emmanuel Macron et le résultat des législatives confirmaient l’affaiblissement durable d’une gauche représentée à un niveau historiquement faible à l’Assemblée nationale” AJOUTER : « dû à un quinquennat catastrophique de François Hollande qui contribue à discréditer durablement la gauche et le parti socialiste en particulier. Exposé des motifs La notion “d’affaiblissement de la gauche” est un symptôme, pas une cause. Or une des importantes causes de cet affaiblissement, c’est que le quinquennat de François Hollande est un modèle de renoncement. D’un projet social-démocrate cherchant un difficile (voir impossible) compromis avec le capitalisme, le mandat de François Hollande est un nouveau virage social-libéral, mais aussi sécuritaire, et sous couvert de “laïcité”, le Premier Ministre de l’époque (Manuel Valls) s’aligne sur des thèses stigmatisant nos compatriotes de confession musulmane. Cette dérive suscitera une colère populaire considérable qui est la principale cause d’affaiblissement de la gauche, ce que le texte ne peut passer sous silence.

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Suggestion P 6 ligne 24 Congrès section Roumois favorable Congrès fédé Eure favorable

Proposition d’Amendement : REMPLACER : “à la fois visée historique et chemin de lutte” PAR : “à la fois visée historique, chemin de lutte, mais aussi pratiques d’un déjà-là »”. Exposé des motifs A l’instar de ce qui est exprimé dans l’amendement 528, le communisme ne peut se résumer à une visée ou une perspective lointaine, ni seulement à un processus pour la suite. Il y a urgence à inscrire justement ce chemin de lutte dans un continuum, c’est-à-dire un récit, et de donner à voir quelles conquêtes porteuses “de communisme” ont d’ores-et-déjà été arrachées, où s’expriment dans des luttes et des pratiques actuelles et émergentes. C’est faute d’avoir su montrer ce que nous entendons par “communisme” à partir d’exemples concrets comme le régime général de la sécurité sociale ou encore le statut de la fonction publique que notre proposition politique est non identifiée ou mal identifiée.

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Suggestion P 6 ligne 32 Congrès section Roumois favorable Congrès fédé Eure favorable

Proposition d’Amendement : REMPLACER : “de créer les conditions d’une candidature” PAR : “engage toutes les forces de notre parti pour présenter une candidature”. Expose des motifs La formulation “créer les conditions d’une candidature communiste” fut le produit d’un compromis dans le dernier congrès, exprimant non pas une automaticité de candidature (recherchée notamment par les rédacteurs du texte alternatif “Le Manifeste”), mais permettant de d’assurer de bout en bout aux communistes, la maitrise des conditions politiques à réunir pour qu’’une candidature communiste à la présidentielle puisse faire sens. Pourtant, loin de rechercher à ce que cette maitrise soit garantie, tous les moyens et efforts déployés par la direction dès 2019 furent orientés vers l’existence à tout prix d’une candidature communiste à la présidentielle. Plutôt que de maintenir “artificiellement” la formulation “créer les conditions” pour donner l’illusion qu’’on a respecté les orientations de congrès, il est préférable d’exprimer une situation plus conforme à la réalité.

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Suggestion P 7 ligne 2 Congrès section du Roumois défavorable Congrès fédé Eure défavorable

Proposition d’Amendement : APRÈS : “Notre action lors de ce mouvement social nous place comme une force utile” AJOUTER : “À nouveau perçue comme porteuse de convergence et de l’intérêt du mouvement dans son ensemble, notre action nous place comme une force utile”. Exposé des motifs C’est lorsqu’’il apparait porteur des intérêts du mouvement dans son ensemble que le PCF peut convaincre de son utilité. Alors que les cavaliers seuls des européennes 2019 et de la présidentielle 2022 ont suscité de l’incompréhension et accrédité l’idée que le PCF privilégiait son propre appareil aux objectifs communs, l’apport du PCF dans la séquence des retraites à la fin 2019 fut positive.

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Suggestion P 7 lignes 19 à 23 Congrès section Roumois favorable Congrès fédé Eure défavorable

Proposition d’Amendement : REMPLACER les phrases : “La direction nationale s’organise et met à disposition des outils pour les militant-es. Les organisations du parti, à tous les niveaux, peuvent partager l’analyse de la situation, formuler des propositions, travailler à maintenir un lien avec les adhérents·es, organiser la solidarité entre camarades et avec la population, notamment les personnels de santé et les travailleurs·euses de première ligne. ”... PAR : “Malgré l’utilisation d’outils de vidéocommunication, de nombreux communistes sont isolés et dans l’impossibilité de participer à la délibération collective et au travail en commun des assemblées représentatives. Cela conduit à un appauvrissement des débats et à une baisse très significative de l’activité politique d’un réseau militant déjà très affaibli.”. Exposé des motifs Le texte tire un bilan excessivement flatteur de cette période qui s’est en réalité traduite en réalité par un arrêt presque complet de toute activité politique du PCF, notamment en raison du vieillissement de militantes et militants redoutant à juste titre d’être victime du Covid19. C’est bien ce vieillissement que la crise de la COvid19 a douloureusement rappelé à notre souvenir. Il s’agit pour notre parti d’une difficulté centrale et même existentielle. Enfin, le débat et l’échange entre communiste au sein des assemblées représentatives est essentiel à la vie de notre Parti. Leur mise entre parenthèse de fait pendant la crise sanitaire a validé une stratégie centrée moins sur l’intellectuel collectif que sur la médiatisation du secrétaire national.

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Suggestion P 7 lignes 51 à 55 Congrès section Roumois favorable Congrès fédé Eure favorable

Proposition d’Amendement : APRÉS : “ de 3 500 à 20 000 habitant·es, nous gagnons 25 communes, confirmant la possibilité de dynamiques de reconquête. Ces victoires nous ré-implantent dans une dizaine de départements où nous n’avions plus de maires communistes. En plus de ces conquêtes, nous conservons 118 villes, mais en perdons 28 (47 en 2014)” AJOUTER : « Pour les villes de plus de 1.000 habitants, nous passons de 380 communes (2014) avec des maires communistes à 347 communes (2020). Ce recul en nombre de villes se traduit par une réduction du nombre d’habitants résidant dans une ville à direction communiste : près de 400.000 habitants en moins. »

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Suggestion P 7 ligne 56 Congrès section Roumois favorable Congrès fédé Eure défavorable

Proposition d’Amendement : Lignes 56 à 61, REMPLACER : “Dans les villes de plus de 20 000 habitant·es où nous dirigions des listes d’union, nous remportons des victoires importantes ; 3 villes sont reconquises. Au total, nous remportons 27 villes et en perdons 6 par rapport à 2014. Notre présence se renforce dans les majorités des métropoles, avec des élu·es communistes dans 14 des 21 métropoles du pays. A partir de ces résultats, aux sénatoriales, nous gagnons 2 élu・es à parité, confirmant notre progression et nous permettant d’avoir un vice-président de la Haute-Assemblée.” PAR : “Si le recul se poursuit en particulier dans les villes détenues historiquement par le PCF, notamment dans la banlieue rouge d’Île-de-France qui passe de 39 villes à 32 (contre 147 en 1977), des capacités de reconquêtes existent, en témoigne le gain de plusieurs villes symboliques perdues lors de précédents scrutins. Enfin, profitant de la dynamique de listes d’union de la gauche, notamment dans les grandes métropoles, nous progressons en nombre de conseillers municipaux ce qui permet le gain de deux élu·es à parité aux élections sénatoriales.” Exposé des motifs Le choix de concentrer l’attention sur cette seule tranche des communes de 3.500 à 20.000 habitants ne permet pas d’avoir une vision globale et fidèle de la situation. Elle laisse entendre que la séquence des municipales 2020 se serait traduite par un rebond du parti. Or, elle est l’occasion d’un nouvel affaiblissement si on veut bien considérer les chiffres dans leur ensemble : 33 communes de plus de 1.000 habitants sont perdues soit 400.000 habitants de moins. Avoir une vision claire de la situation de notre influence réelle aux élections municipales est d’autant plus importante que celles-ci sont centrales pour le parti. En effet, le “communisme municipal” c’est-à-dire notre capacité à démontrer notre capacité à gérer des villes dans l’intérêt du plus grand nombre et des classes populaires, est un indicateur décisif de notre influence et de notre capacite de rebond. La séquence électorale de 2020 témoigne de la poursuite de notre affaiblissement continu depuis 1977 malgré quelques reconquêtes.

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Suggestion P 8 ligne 1 Congrès section Roumois favorable Congrès fédé Eure défavorable

Proposition d’Amendement : Lignes 1 et 2, APRÈS : “nous doublons le nombre de nos élu·es dans les conseils régionaux ” AJOUTER : “en renouant avec une stratégie d’accords électoraux avec un PS dont l’ancrage local reste significatif. Le cas de la Normandie devra cependant retenir l’attention du congrès. En effet, notre candidature unitaire portée par Sébastien Jumel fait un score en % supérieur à celui de 2015 et il est le plus important de France pour une liste conduite par un communiste. POURSUIVRE par : « Nous gagnons une dizaine d’élu-es dans les conseils … » Exposé des motifs : En 2010 et 2015, peu d’accords ont été conclus avec le PS au 1er tour, ce dernier refusant même dans plusieurs régions des accords de second tour (comme le PG d’ailleurs). En 2021, le PCF fait le choix de prioriser dans de nombreuses régions ces accords, en particulier dans les régions comme celle d’Occitanie, ou le PS joue une union à gauche qui fait l’impasse sur la FI. Le congrès doit réaffirmer sa condamnation de l’attitude inqualifiable des dirigeants PS, à commencer par N. Mayer Rossignol qui ont conduit à ce que 9.6% des électeurs PCF-LFI et PRG ne soient pas représentés au Conseil Régional de Normandie. Le même Mayer Rossignol répétera lors des législatives de 2022 en présentant des candidatures PS en face de celles de la NUPES dont celle de notre camarade Hubert Wulfranc.

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Suggestion P 8 ligne 9 Congrès section Roumois favorable Congrès fédé Eure favorable

Proposition d’Amendement : Après : « …dont la circonscription » AJOUTER : « dorénavant ». SUPPRIMER : “Ayant perdu l’expérience des campagnes nationales, il faut tout réinventer avec des équipes nouvelles, tant sur le plan national que local.” Exposé des motifs Cette phrase ne sert qu’à justifier a posteriori le résultat très modeste du Parti dans cette élection (2,49%) et la perte des tous nos députés européens. Les rédacteurs s’efforcent de démontrer qu’en présentant des listes communes avec d’autres forces, nous aurions perdu en “savoir faire” pour mener des campagnes électorales. C’est bien sur contraire à la réalité puisque pendant toute la période du Front de gauche, nous n’avons jamais cessé de mener des campagnes nationales et même d’en être les principaux architectes.

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Suggestion P 8 ligne 12 Congrès section du Roumois favorable Congrès fédé Eure favorable

Proposition d’Amendement : SUPPRIMER lignes 12-13-14 : “Notre campagne « Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent » constitue une étape importante pour la visibilité des idées communistes, renforçant celle que nous avions maintenue au niveau local.” Exposé des motifs Cette phrase laisse entendre que le PCF aurait perdu en visibilité en menant des campagnes sous la bannière du Front de gauche. Au sein du Front de gauche, “l’étiquette” communiste n’a pas disparu. Au contraire, le PCF a pu profiter de l’attention nouvelle suscitée par ce rassemblement. Cette phrase sous-estime en particulier la perception positive de notre parti par nombre d’hommes et de femmes se retrouvant dans ce rassemblement, et reconnaissant au PCF le rôle de la force motrice la plus organisée et la plus déterminée au succès commun. Ce n’est pas un hasard si la dernière vague significative d’adhésion au PCF date de la période 2009/2012.

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Suggestion P 8 lignes 24-25 Congrès section Roumois favorable Congrès fédé Eure défavorable

Proposition d’Amendement : SUPPRIMER : “, avec une mobilisation militante inédite depuis de nombreuses années” Exposé des motifs Le texte indique que le choix stratégique de l’isolement aurait conduit à un sursaut de mobilisation militante. Cet argument n’est pas étayé par les faits. L’implication militante a été significative en 2019 mais il est difficile d’affirmer qu’elle ait été plus forte qu’en 2009 ou en 2014. S’il est vrai que des communistes ont plus volontiers investi leur énergie dans une liste dont la conduite politique revenait exclusivement au parti, c’est l’ensemble des militantes et des militants qui déploient leur énergie sans compter lorsque le PCF se trouve utile et moteur de dynamique plus large et rassembleuse, pour autant qu’il soit respecté et reconnu comme sa composante « centrale ».

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Suggestion P 8 ligne 38 Congrès section Roumois favorable Congrès fédé Eure favorable

Proposition d’Amendement : APRÈS : “La campagne présidentielle constituait un défi puisque, depuis 2007, avec la candidature de Marie-George Buffet, nous n’avions pas présenté de candidat·e communiste à cette élection qui structure la vie politique française” AJOUTER : “mais constitue un piège conduisant à une polarisation sur les candidats réputés les mieux placés.” Exposé des motifs Certes, cette élection est la plus structurante, en particulier depuis l’inversion du calendrier qui soumet les élections législatives à la présidentielle. Si elle est utilisée par de nombreuses forces politiques comme l’occasion de “témoigner” de sa présence dans le débat, et de faire exister “ses idées” à l’occasion de ce moment de politisation fort qu’est une campagne des présidentielles, elle est avant tout un intense moment de polarisation par le biais du vote utile, interdisant l’accès au second tour a toutes les forces qui ne sont pas en mesure de rassembler désormais 7 ou 8 millions de voix. En réalité, la présidentielle est faite pour être remportée, et pour imprimer dans la foulée sa propre dynamique aux élections législatives. C’est la raison pour laquelle, dans la Ve République et d’autant plus depuis la réforme constitutionnelle de 2000, les pôles (gauche/droite et désormais extrême-droite). S’il faut continuer à dénoncer ce piège que constitue la présidentielle, il n’est pas certain que la meilleure manière de le faire soit de s’y soumettre en présentant un candidat de plus, mais plutôt de s’assurer de la présence au second tour d’un candidat ou d’une candidate de la gauche de transformation sociale.

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Proposition d’Amendement : REMPLACER la phrase : « Fabien Roussel fait valoir avec talent l'originalité de nos propositions » PAR : « Fabien Roussel fait valoir avec sa personnalité l'originalité de nos propositions » Expose des motifs Le rôle considérable qui est apporté à la mise en valeur de la personnalité de Fabien Roussel et la nécessité de se démarquer systématiquement (et pas toujours à juste raison) de la FI, nous a conduit à favoriser une stratégie du buzz permanent, souvent au détriment du fond. Cet amendement a pour objet de pointer la différence qu'il y a entre buzz médiatique et pertinence politique : ● Publier sur les réseaux sociaux ses photos de vacances (...le fameux "salto arrière" de Fabien en maillot de bain), ou la vue du poulailler en fond du jardin (...avec gros plan sur "Poupoule") n’ont qu’un rapport lointain avec le combat communiste. Cela peut nourrir une notoriété mais contribue en réalité à une dévalorisation de la vie politique... ● Les autres "sorties de route" (...sur la viande et la "bonne bouffe", sur le "string brésilien", sur les migrants déboutes du droit d'asile qui ont "vocation à retourner dans leurs pays", sur les "intellectuels condescendants", sur les "bobos des villes" et la "fraction radicalisée des quartiers périphériques", ou encore récemment à la Fête de l'Huma, sur la France du "travail" opposée à la "gauche des allocs et du RSA" (!) heurtent de nombreux communistes. Ces "bévues" ne sont pas des maladresses ou de simples écarts de langage, mais le symptôme plus profond d'une dérive stratégique. Ce n'est pas en flattant la "beauferie" que l'on récupèrera les classes populaires, au risque même d'alimenter le discours de l'extrême-droite poujadiste. L'amendement proposé ne se veut pas plus critique ni agressif qu'il ne le pourrait. Il se contente de souligner que la caricature d'ouvriérisme dont témoigne régulièrement le secrétaire national du PCF est une rupture de notre culture militante. C’est en outre une difficulté que ce “style” échappe à tout contrôle démocratique puisqu’ il ne procède d’aucune autre délibération que “l’inspiration” du Secrétaire national.

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Proposition d’Amendement : APRÈS : « originalité de nos propositions. » AJOUTER : « Pour autant, il est à regretter qu’à de nombreuses reprises, il se soit laissé aller à des déclarations très choquantes pour nombre de communistes, reposant sur des attaques constantes de la part du candidat du Parti, sur LFI et JLM en faisant la cible principale de la campagne plutôt que sur l’extrême droite. Il s’agit là de dérives graves pour un élu du Parti. Exposé des motifs Le 16 avril 2021, il déclare : « Les insoumis viennent de déposer une proposition de loi sur la garantie d’emploi. Nous ne partageons pas du tout cette philosophie là, ça, c’est l’époque soviétique, le kolkhoz ». Le 19 mai 2021, il participe à un rassemblement de policiers à l’appel notamment d’Alliance Police, devant l’Assemblée nationale. On y entend le secrétaire général d’Alliance déclarer « le problème de la police, c’est la justice ». Le 24 août 2021, lors d’une conférence de presse à Colonel Fabien, il promet de « lutter contre le fascisme islamiste et les certificats de virginité », « au contraire des Insoumis ». Le 21 février 2022, au micro d’Europe 1, il prétend que « Certains candidats de gauche […], pour relever le défi écologique, vont vous imposer de ne plus rouler en voiture, de ne plus manger de viande, de ne plus avoir le droit de construire des maisons à la campagne. ». Le 6 mars 2022, dans Le JDD, il déclare : « ça fait longtemps que le PS ne parle plus qu’aux bobos des villes et Mélenchon à la fraction radicalisée des quartiers périphériques. Moi je parle au peuple ». En septembre 2022, il déclare à propos du retour éventuel d’A. Quattenhens : « Si mon fils avait fait ce que Quattenhens a fait à sa femme, je ne lui adresserai plus jamais la parole. » A l’automne 2022, alors que la majorité des députés PCF votent les motions de censure déposées par la NUPES et LFI, il n’en vote que 3 sur 10, déclarant qu’elles ne servent à rien, ne riment à rien, sont ridicules, allant même jusqu’à dire que LFI faisait des appels du pied au RN pour justifier sa position.

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Proposition d’Amendement : APRÉS la phrase : “L'avoir affronté avec notre candidature renforce notre engagement pour le combattre”..., AJOUTER : “Pour autant, les règles électorales étant ce qu'elles sont, la candidature autonome du PCF a pu apparaître aux yeux de nombreux électeurs comme allant à contre-courant de l'aspiration - majoritaire à gauche - à une candidature unique face à la droite et l'extrême-droite, seul moyen de se voir qualifié pour le second tour de la présidentielle”. Exposé des motifs L'analyse de nos modestes résultats à l'élection présidentielle ne peut se contenter d'en référer à ≪ l'hyper-présidentialisation ≫ du système électoral pour les justifier. Elle doit prendre en compte le fait que jusqu'au dernier moment, de nombreux électeurs ont espéré que survienne une candidature de rassemblement face à Macron et Le Pen-Zemmour... La tentative de ≪primaire populaire ≫, même si elle n'a pas prospéré, en témoigne... S'il est donc dit (plus haut dans le texte) que ≪ notre campagne a rencontré un écho populaire et construit une popularité nouvelle de notre secrétaire national dans le pays ≫, mais que ≪cependant nous n'avons pas réussi à conforter jusqu'au bout cette dynamique ≫ (?!), alors il nous faut nous interroger sur les raisons de ce décrochage…

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Proposition d’Amendement : AJOUTER : « Mais fondamentalement, la direction nationale de notre Parti a pris une responsabilité immense et historique d’avoir favorisé l’accès de la candidate d’Extrême-Droite au 2è tour de la Présidentielle de 2022, en restant muette, à la fois, à la demande , dès décembre 2021, des dirigeants de LFI pour construire un pôle populaire LFI-PCF autour d’un programme partagé AEC -FEC, d’une candidature Mélenchon et l’attribution de 150 circonscriptions PCF aux législatives, et, en même temps, en n’apportant aucune réponse aux communistes signataires de « l’Appel au PCF de rediscuter ses choix et de s’engager sous ses couleurs dans l’Union Populaire » réclamant une nouvelle consultation pour le maintien ou non d’une candidature PCF. C’est là une attitude on ne peut plus anti-démocratique et anti-statutaire. » Exposé des motifs Le contexte de la campagne se fait de plus en plus clair. La présence de Macron se fait de plus en plus probable. Mélenchon progresse dans les sondages alors que F. Roussel recule. L’éventualité de voir Mélenchon au 2è tour devient une éventualité de plus en plus importante. La question d’une candidature unitaire devient de plus en plus centrale pour contrer l’extrême droite et l’empêcher d’être au 2è tour. A une question sur LCI, Ian Brossat, directeur de campagne de F. Roussel répond : « Mieux vaut Macron face à Le Pen que Mélenchon face à Le Pen. » La campagne anti-LFI et anti Mélenchon n’a plus de limite chez les dirigeants de notre Parti. On assiste à ce moment à un déferlement d’attaques sur Mélenchon et LFI de la part du Parti. I. Brossat va même jusqu’à dire « Mieux vaut Macron face à Le Pen que Mélenchon face à Le Pen ! Le pire arrive avec la qualification de Le Pen et de l’extrême droite face à Macron. Mélenchon est à 421 309 voix du 2ème tour, soit 52 % des voix de Roussel ! La probabilité, d’avoir un 2è tour Macron- Mélenchon, si la direction du Parti avait décidé le retrait de F. Roussel avec un appel à voter massivement JLM, était énorme. Ce choix politique de la direction nationale du Parti a des conséquences gravissimes…. Les conséquences de ce choix politique de la direction du Parti sont terribles : Le Pen engrange plus de 40% des voix : aux législatives, elle se trouve sur une dynamique forte qui permet de constituer un groupe de 89 députés à l’Assemblée Nationale, assurant une représentativité à l’extrême droite la plus importante dans l’histoire de la République. De fait, notre Parti porte donc une responsabilité immense dans le fait que l’extrême droite se soit retrouvée au 2è tour, ait aujourd’hui un groupe, que le RN se trouve de ce fait légitimé avec les dangers extrêmes de les voir accéder au pouvoir lors des prochaines échéances. Ce choix stratégique comme le fonctionnement anti démocratique de la direction du Parti doit être au centre des débats du congrès. Comment ne pas faire le parallèle avec la politique du parti communiste allemand (DKP) au début des années 30 ?! Soumis à la politique de Staline et de l’Internationale Communiste, le DKP affirmait que sans une victoire préliminaire sur le social-fascisme (social- démocratie), il était impossible de vaincre le fascisme. On connait la suite : incendie du Reichstag et liquidation du DKP dont les militants, à commencer par Ernst Thälmann, leur 1er dirigeant, allaient être les premiers à remplir les camps d’extermination comme celui de Dachau !

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Proposition d’Amendement : AJOUTER : « Cette campagne a aussi été marquée par un effort financier de nombreux adhérents. Pour être complétement cohérent, à l’occasion de ce congrès, nous devons compléter le bilan de l’élection présidentielle par le bilan financier. » Commentaires : « Le bilan financier doit être communiqué à l’ensemble des adhérents du Parti, notamment en tirant les conclusions du faible score de Fabien Roussel ne permettant pas d’avoir un remboursement des frais de campagne. »

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Proposition d’Amendement : COMPLÉTER la phrase : ≪Elle favorise le retour du clivage droite-gauche dans les confrontations politiques... », PAR : « ...avec une alliance à gauche qui s'est élargie aux écologistes et au Parti Socialiste, fait majeur impensable encore quelques mois auparavant, tant que la France Insoumise fermait la porte à un tel rapprochement et que l'on théorisait sur les deux gauches dites « irréconciliables ». Exposé des motifs Plutôt que de minimiser la portée de l'accord électoral intervenu (en catastrophe et sous la pression populaire) entre la présidentielle et les législatives en lui trouvant toutes sortes de défauts et de limites, il convient de souligner la nouveauté, porteuse d'espoirs pour la suite, d'un rapprochement enfin réalisable entre des formations qui jusqu'à présent entaient présentées comme « irréconciliables » …

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Proposition d’Amendement : APRES : ≪Confrontés à la volonté hégémonique de la France Insoumise...≫, RAJOUTER : ≪...qui nous a accordé 50 sièges (elle nous en avait proposé 150 en décembre 2021…), elle ne nous pardonne pas les voix manquantes pour accéder au second tour de la présidentielle. ≫. PUIS POURSUIVRE : ≪Nous ne pouvons présenter de candidatures communistes dans 500 circonscriptions…≫. Exposé des motifs Alors que la campagne présidentielle de Fabien Roussel s'était bâtie sur l'idée d'un ≪pacte législatif≫ à venir, c'est effectivement un accord électoral drastique qui s'est vu imposer au PCF. Mais nous ne pouvons-nous contenter d'en imputer la responsabilité à la seule ≪volonté hégémonique≫ de la France Insoumise (bien réelle par ailleurs) ..., car nous avons notre part de responsabilité : ≪On ne récolte que ce que l'on a semé≫..., à savoir un accord a la calculette !

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Proposition d’Amendement : REMPLACER la phrase : ≪Nous aurons contribué à redonner espoir à des millions de personnes... PAR : « Nous aurons peut-être contribué à redonner espoir à quelques dizaines de milliers de personnes ». Puis modifier la suite de la phrase : « ...mais d'importants défis demeurent. Faire progresser nos idées et reconstruire la gauche est un travail de longue haleine ». REMPLACER par : « D'importants défis demeurent : Reconstruire la gauche, contribuer à la progression de la Nupes, et faire avancer nos idées ». Exposé des motifs 1. Comment peut-on affirmer avoir ≪redonné espoir à des millions de personnes≫ quand on obtient seulement huit cent mille voix ??? 2. Comment ≪reconstruire la gauche≫ sans passer présentement par la case Nupes, et sans s'y investir de toutes nos forces (...sans naïveté bien sûr, mais sans défiance excessive) ? 3. Il faut retirer la notion de ≪travail de longue haleine≫ dès lors qu'il y a urgence à alerter, à rassembler le plus largement possible et à unir les forces de la gauche populaire, citoyenne et écologiste face à la montée de l'extrême-droite (Le Pen + Zemmour) et à sa possible accession au pouvoir lors des prochaines échéances.

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Proposition d’Amendement : APRÉS : « Le chemin parcouru depuis le 38e nous permet de l’aborder avec lucidité, courage et confiance ». AJOUTER : « Aujourd’hui, les luttes, à l’image de celle des retraites, posent de véritables enjeux de société. En l’occurrence la finalité du travail doit-elle servir l’amélioration de la vie ou la valorisation du capital ? Ceci appelle des ruptures avec la logique du capitalisme et l’affirmation de réponses communistes préfigurant, par leur contenu, le possible d’une société nouvelle. Cela nécessite un important travail d’analyse de la société française pour articuler luttes immédiates et logique de transformation sociale faisant de la perspective communiste un enjeu politique et idéologique de notre présent. D’autre part, depuis les présidentielles de 1981, nous connaissons une tendance continue de notre affaiblissement, ceci avec des candidats et des secrétaires nationaux différents soulignant combien nous sommes confrontés à des questions de fond. Parmi celles-ci l’image même de notre finalité, le communisme, est assimilé à un échec en raison des impasses puis de l’effondrement de l’URSS. De même l’évolution de la société chinoise sous l’égide du Parti Communiste Chinois n’est pas non plus de nature à souligner les apports tant au niveau individuel que collectif de réponses communistes. C’est un enjeu majeur à l’heure où la recherche d’issues aux crises engendrées par le capitalisme est au cœur du débat politique. Retravailler la question du communisme pour y donner tout son sens et sa force propulsive est inséparable du débat sur la perspective rendant possible un avenir de jours heureux. C’est une condition indispensable pour incarner l’espoir. »

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Lazare Frédéric Chanaleilles

Volontė unitaire

Notre indėfectible volontė unitaire ne doit plus servir de prėtexte à la sociale dėmocratie pour diminuer notre influence,ce qui est tours prėjudiciable à la classe ouvrière, à la France en général