Denis Dumontier

Chapitre 2018 - 2023 page 6 ligne 8/9

Cette présidentielle a témoigné de l’arrogance dynamique des forces bourgeoises sérieusement implantées dans la Nation. Droite et Extrême droite réunies au second tour. Bien qu’éclaté en diverses familles, l’ensemble des forces de la réaction bourgeoise maintient son hégémonie sur l’activité politique et parlementaire du pays. Les querelles d’état-major, montées en Une par la société médiatique des milliardaires, ne parviennent pas à masquer leur profonde cohésion contre-révolutionnaire à l’encontre des intérêts du populaire. La Capitalisme n’est pas en crise. Il ne s’est au contraire jamais aussi bien porté. Il suffit de parcourir les premières pages de toute la presse financière y people pour s’en convaincre. Nos milliardaires ont une santé de fer et un Capital à ne plus savoir qu’en foutre. Par contre le discours politique d’opposition dite radicale, se range depuis bien trop longtemps derrière l’uniformité et le conformisme d’un bavardage social-démocrate consensuel sans limites. L’atonie de la riposte syndicale et politique, liée pour une part importante au carriérisme opportuniste de nombreux élus, entraîne un renoncement à la chose publique et politique de la part de nombreux citoyens désabusés. Heureusement, un grand nombre de ceux-ci préfèrent se réfugier douloureusement dans le flot de l’abstention que de se jeter naïvement dans la gueule de l’extrême droite très proactive sur ce terrain abandonné. Le « Wait and see » aigri, le dégagisme fasciste alimentent régulièrement les rangs de jacqueries d’importance qui prennent jour au gré de l’insupportable. Mais Révoltes n’est pas Révolution. Il est temps que le Parti communiste reprenne toute sa place sur la route de l’émancipation du populaire. Sined Reitnomud

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